Dans un article du Monde analysant la décision de suppression de la publicité sur les chaînes publiques, Arnaud Montebourg est cité déclarant que “moins il y a de services publics forts, plus ça arrange les libéraux qui vont donc maintenant – c’est ça l’arrière-pensée – distribuer l’argent de la publicité à leurs amis”. Quelqu’un peut-il m’expliquer le rapport entre les idées libérales et cette corruption présumée ? Le Parti Socialiste est-il à ce point à cours d’idées qu’il en arrive à faire ce déplorable amalgame démagogique entre les idéaux libéraux et notre expérience d’un gouvernement Sarkozy où ils sont largement dominés par les pulsions rétrogrades du conservatisme médiacratique ?

D’un point de vue plus large, pourquoi le parti socialiste et son aile populiste auto-proclamée “anti-libérale” s’entêtent-ils à ériger le libéralisme en épouvantail ? En Europe, le qualificatif « libéral » sert la plupart du temps à désigner une personne favorable au libéralisme économique, sans nécessairement faire référence à la philosophie libérale. C’est fort dommage d’imposer de telles réductions. Aux États-Unis, on appelle « liberals » des sociaux-démocrates, ce qui les place à la gauche : l’accent est mis sur la liberté de mœurs et l’égalité. L’article de la Wikipedia sur le libéralisme Américain qui vit notamment au travers du parti Démocrate vous ouvrira certainement des horizons historiques.

Pour en revenir au sujet du jour, je rejoint les opinion de François Sauvadet qui note les conséquences négatives de nouvelles taxes, et de François Bayrou qui souligne le péril pour l’indépendance du service public vis-à-vis du pouvoir en déclarant “on a rarement vu un plan aussi déterminé de mise sous contrôle de la télévision”. Une fois encore, Nicolas Sarkozy montre son vrai visage. N’en déplaise à la gauche Française il n’est pas libéral : il fait systématiquement le choix du dirigisme. A quand le prochain plan quinquenal ?

Après avoir fait refaire la tuyauterie de gaz de ma cuisine, j’étais soucieux de l’éventualité d’une fuite. J’ai donc il y a quelques mois équipée ma cuisine d’une en cas de détection de gaz naturel< Il suffit de la brancher et elle remplit son office - ce que j’ai évidemment testé avec succès, probablement par déformation professionnelle à force de faire des tes

Avant hier soir, pour un tout autre genre de recette, j’ajoute à une sauce mijotante le fonds d’une bouteille de vin rouge. Quelques minutes plus tard un hurlement strident me perce les oreilles. Je coupe le gaz, aère la pièce et déconnecte l’alarme tout en constatant avec surprise l’absence d’odeur de gaz. Ce n’est pas la première fois que ce scénario se déroule et mes soupçons se confirment : les vapeurs d’alcool déclenchent l’alarme.

Quelques recherches plus tard, j’apprend que capteurs d’un type probablement proche de celui qui équipe  mon dispositif d’alarmeont sensibles simultanément au propane, GPL, méthane, isobutane, hydrogène et à l’alcool. Excès de zèle du fabricant du système d’alarme ? Probablement pas : ème d’alarme de ma cuisine est vendu explicitement pour la détection du gaz naturel (méthane)‘aurais donc tendance à parier que le constructeur a tout simplement choisi le composant le moins cher répondant au cahier des charges minimal. D’ailleurs, le capteur le moins cher de la gamme que j’ai trouvée est non seulement celui qui ne discrimine pas méthane parmi d’autres gaz détonants, mais il n’y est de surcroit sensible qu’à partir de 5000 ppm alors que celui capable d’isoler la détection du le méthane abaisse ce seuil à 1000 ppm.

Pour le marché maghrébin ou moyen-oriental il serait parfaitement adapté, mais au pays des sauces vin, bourguignone ou échalotes au vin blanc<ce produit aurait mérité une étude de marché un peu plus poussée…

J’ai imposée par Wondershaper à ma ligne ADSL encombrée une qualité de service suffisante pour que les flux vocaux y circulent en toute clarté, j’ai configuré Asterisk pour le service Freephonie en SIP, j’ai imaginée puis mise en place un solution pour donner à mon serveur de téléphonie les routes les moins chères vers diverses destinations… Je me croyais sur les rails de l’express à destination du nirvana téléphonique - quand soudain…

Après quelques tests sur des lignes fixes et mobiles Françaises, je compose le numéro d’une ligne appartenant à l’une de mes contrées exotiques préférées et c’est tout déconfit que j’entends : “l’indicatif que vous avez demandé n’est pas utilisé” - say what ? Après avoir progressivement élagué mon extensions.conf pour isoler le problème je me résouds à conclure que le Cirpack de Free rejette induement mon appel. Je pose la question à Google et soudain je réalise que Free est parfois en dessous de tout…

Depuis le 22 Octobre en effet, sans le crier sur tous les toits, Free a tout simplement cessé de router les appels internationaux sortants en SIP. Cette interruption de service a immédiatement été remarquée sur les forums, que ce soit à l’ADUF, chez Freenews ou chez Freephonie.org. Depuis, le service SIP vers l’international est porté disparu, les abonnés pleurent leur installation VOIP soudainement émasculée et le silence tonitruant de Free n’est troublé que par les anneries scriptées de son centre de contact client.

Les plus lésés sont certainement les abonnés ayant été convaincus d’acheter le terminal bi-mode GSM/802.11 vendu par Free sur la foi d’un argumentaire leur vantant un service SIP en tout points identique à celui accessible depuis le port FXS de leur Freebox. Ceux-là ont toutes les raisons de se ressentir l’amertune de la trahison. En prime, ironie suprême, comme le bridage du SIP touche également les numéros surtaxés ils ne peuvent même pas appeler le 3244 de Free pour se plaindre !

En l’absence de communication convaincante de la part de Free, les spéculations vont bon train. L’interruption du service SIP vers les destinations internationales et surtaxées est corrélée avec une vague d’usages frauduleux du service par des tiers à des fins de revente d’appels, notamment au Maroc. Il n’en a pas fallu plus pour que l’hypothèse d’une fuite interne soit évoquée, par exemple une fraude exploitant la réinitialisation du mot de passe du compte par un acteur du support client - ce ne serait pas la première fois qu’un ISP serait victime d’un de ses employés. Mais Free a démenti ces allégations. Free n’a pas confirmé quoi que ce soit d’ailleurs, si ce n’est implicitement en interdisant notamment de changer le mot de passe SIP depuis une adresse IP autre que celle de la ligne ADSL de l’abonné.

On reste donc incrédule et perplexe devant cette affaire. Si c’est bien de protéger les abonnés contre la fraude qu’il s’agit, pourquoi ne pas tout simplement avoir restreint les appels payants à l’adresse IP de la ligne ADSL - ou bien de rendre cette restriction optionnelle et activée par défaut comme l’interdiction des flux SMTP sortants vers l’extérieur ? Pourquoi avoir également interdites les communications SIP vers les destinations internationales gratuites ? Pourquoi est-ce que les appels vers les réseaux mobiles Français, pourtant aussi couteux qu’un appel international moyen, sont-ils toujours autorisés ? Ces mesures sont incohérentes avec le simple objectif de protéger les abonnés contre la fraude.

Bizarrement, la cupidité n’est pas non plus une explication logique : dans ce cas Free n’aurait interdit que les appels gratuits. Alors qu’est-ce que Free a voulu faire ? Pourquoi Free pousse-t-il ses abonnés vers des services de VOIP concurrents, voire vers d’autres fournisseurs d’accès tels que NeufCegetel qui avec NeufTalk propose à ses abonnés un service SIP parfaitement ouvert [disclaimer : quoiqu'abonné à Free je suis salarié de NeufCegetel] ? Nul ne le sait, mais maintenant que j’ai découverts d’autres fournisseurs pure-players VOIP sur l’Internet il est clair que Free ne risque plus de me facturer beaucoup de minutes de traffic vers des destinations internationales et mobiles.

J’ai expliqué il y a quelques jours le principe d’un least cost routing statique du pauvre avec Asterisk via Freephonie - maintenant place à la pratique. Les tâches sont les suivantes :

Mettons en place la matière première de notre routage. D’une part en créant un fichier énumérant les destinations gratuites de Free (international-Freephonie-free-destinations.txt) et d’autre en récupérant (get_cleanup_voiptalk.sh) part la grille tarifaire de l’opérateur que j’utilise en ce moment pour mes experimentations (voiptalk_pps_unlimited_rates.txt).

Générons à l’aide de make_international-Freephonie-free-destinations_routes.sh les routes au format Asterisk extensions.conf vers les réseaux des pays dont Free annonce la gratuité, à l’exclusion des réseaux mobiles. Le résultat est dans international-Freephonie-free-destinations.asterisk.extensions.conf

A l’aide de make_international-mobile-destinations_routes.sh générons, toujours au même format les routes vers les réseaux de téléphonie mobile hors de France. Deux fichiers sont générés pour deux contextes différents : l’un pour router ces appels au profit des utilisateurs privilégiés (international-mobile-destinations.asterisk.extensions.conf) l’autre pour les interdire aux autres utilisateurs (international-mobile-destinations_barred.asterisk.extensions.conf).

Il ne reste qu’à charger deploy_international-destinationsroutes.sh de poser les fichiers de configuration au bon endroit.

Et voilà les routes prêtes à l’emploi - il vous reste à les inclures dans le contexte de votre choix. Vous noterez que mon serveur parle SIP à un fournisseur et IAX à l’autre - avec Asterisk n’importe quelle combinaison de protocoles est possible.

Pour les amateurs j’ai fait un paquet avec tous ces scripts prêts à l’emploi - do_all.sh exécutera l’une après l’autre les étapes décrites ci-dessus.

Après quelques tâtonnements, voici la configuration contenue dans /etc/asterisk/sip.conf permettant à Asterisk d’accéder au service SIP offert par Freephonie :

[general]
defaultexpiry=1800
register => 0951727841:monsecret9@freephonie.net
dtmfmode=auto

[freephonie-out]
type=peer
host=freephonie.net
qualify=yes
username=0951727841
fromuser=0951727841
secret=monsecret
disallow=all
allow=alaw

Le codec G711 alaw est ma préférence personnelle : la qualité sonore avant tout en attendant G722. D’autes préférerons le libre et moderne speex ou l’universel gsm dont le rapport qualité/débit est meilleur.

Je parle de tâtonnements parce que j’ai au départ omis le contenu de la section [general] sus-citée. Le ‘register =>’ est toujours indispensable, mais dans le cas de Freephonie il faut également allonger le délai d’expiration par défaut pour accommoder les lenteurs de l’enregistrement auprès du serveur freephonie.net. Résultat lors d’une initiation de session SIP sans ces éléments de configuration, /var/log/asterisk/messages m’affichait ceci :

[Jun 2 23:10:30] NOTICE[13456] chan_sip.c: Peer ‘freephonie-out’ is now Reachable. (46ms / 2000ms)
[Jun 2 23:11:18] WARNING[13456] chan_sip.c: Received response: “Forbidden” from ‘”Jean-Marc Liotier” <sip:0951727841@81.57.93.188>;tag=as66e575c5′

Et vue par le salvateur Wireshark, la session SIP était comme suit :

81.57.93.188 212.27.52.5 Request: INVITE sip:0493498229@freephonie.net, with session description
212.27.52.5 81.57.93.188 Status: 100 Trying
212.27.52.5 81.57.93.188 Status: 403 not registered
81.57.93.188 212.27.52.5 Request: ACK sip:0493498229@freephonie.net

Avec la configuration ci-dessus, ces problèmes ont disparu. Il ne reste plus qu’à ajouter une route au contexte général dans /etc/asterisk/extensions.conf et vous pouvez émettre des appels. Un exemple simpliste mais fonctionnel qui routera vers Free tous les numéros commençant par zéro :

exten => _0.,1,Dial(SIP/freephonie-out/${EXTEN})

Seule mouche persistante dans le potage : les keepalives moisis transmis toutes les trois secondes par le Cirpack de Free - un bug de leur part connu depuis plus de deux ans. Free et/ou Cirpack ne font apparemment rien pour corriger ce défaut et le projet Asterisk a pour doctrine de ne pas accomoder les comportements déviants de ses pairs - les standards il n’y a que ça de vrai.

La solution pour ne plus entendre ce bavardage aussi déplorable qu’inoffensif à travers un lien de 17 Mb/s est probablement une simple règle iptablesque je publierai dès que je l’aurais mise au point. D’ici que les logs retrouvent la plénitude de leur silence originel il faudra se contenter de ‘grep -v’. Du côté de Wireshark le filtre d’affichage “!(data.data == 43:69:72:70:61:63:6b:20:4b:65:65:70:41:6c:69:76:65:20:50:61:63:6b:65:74:00:00:00:00:00:00:00:00)” restitue la lisibilité du dialogue.

Mon jouet du moment c’est l’excellent PABX libre Asterisk. J’avais eu l’occasion de me familiariser avec il y a cinq ans, mais j’ai été impressionné par la maturité qu’il a atteinte entre temps.

Comme je suis depuis quelques temps particulièrement bavard avec des correspondants éparpillés aux quatre coins du globe, j’ai appris à la lecture de mes factures que je suis très officiellement éligible au titre peu convoité de bienfaiteur des opérateurs de télécommunications (avec croix et palmes). Les objections de mon banquier m’ont convaincu de mettre à profit l’usage d’Asterisk pour compresser mes coûts.

Free a l’immense bonté d’octroyer à ses abonnés la gratuité des communications vocales vers un certain nombre de pays. Mais ce que Free claironne un peu moins c’est que cette générosité ne s’applique qu’aux communications vers les réseaux fixes et exclut donc les terminaux mobiles. Loin de me plaindre que le cadeau n’est pas assez gros, je dénonce néanmoins un manque flagrant de transparence : nulle part sur le site de Free n’est mentionnée la liste des préfixes concernés par l’une ou l’autre des tarifications. Autrement dit il est impossible en lisant un ND de déterminer si l’appel est gratuit ou non. Si je n’étais pas enclin à laisser le bénéfice du doute à mes chers partenaires commerciaux, j’accuserai volontiers Free de sombre sournoiserie.

Mais qu’à cela ne tienne : Free n’a pas le monopole des préfixes. Des listes complètes sont entretenues ailleurs mais l’accès y est souvent payant. J’utilise en ce moment le service IAX de VoIPTalk qui dans sa grande sagesse fournit la liste détaillée de ses tarifs par préfixe. Comme on y trouve l’essentiel des préfixes courants, je vais pouvoir m’en servir pour ne router vers Free que les appels gratuits. Le reste des appels je les routerai vers des fournisseurs SIP ou IAX quelconques que je choisis en fonction du marché du moment et qui sont considérablement moins chers que Free.

VoIPTalk marque tous les préfixes aboutissant vers un réseau de téléphonie mobiles avec l’étiquette “Mobile”. Générer la liste des préfixes concernés est donc très simple :

wget -O - http://www.voiptalk.org/products/download/voiptalk_pps_unlimited_rates.txt | awk -F”0\.” ‘{print($1)}’ | grep Mobile | awk -F” ” ‘{print($1)}’

Et hop ! Je n’ai plus qu’à compléter ça avec un script pour me générer les lignes correspondante pour mon extensions.conf

Le plan de ce que j’y inclurai est comme suit :

  1. Les appels vers des ND de réseaux mobiles hors de France sont routés vers un fournisseur autre que Free.
  2. Les appels vers les destinations gratuites offertes par Free sont routées vers le service SIP Freephonie de Free.
  3. Le reste est routé ailleurs - je n’ai pas encore décidé où.

Evidemment on est bien loin du least-cost routing véritable que permet Asterisk grâce à des modules tels que Asterisk::LCR. Mais comme ma solution est beaucoup plus simple et répond à mon besoin, je ne vais pas m’en plaindre…

Ma voisine m’avait raconté l’année dernière qu’une chauve-souris tournait régulièrement devant sa fenêtre, mais je n’avais jamais eu la chance de l’apercevoir. Ce soir, alors que je buvais un thé sur mon balcon j’en vois passer une à quelques mètres de moi, bien éclairée par les fenêtres de l’immeuble. A vue de nez c’était très probablement une pipistrelle - hasardons même une pipistrelle commune vu que mes observations correspondent bien à la description de l’animal par l’ONF - mais je ne me prononcerai pas avec certitude.

Cette rencontre est une surprise pour moi. J’avais pu voir en Afrique - à Nyamey notamment, de spectaculaires colonies de chiroptères pendus dans la journée à de grands arbres et tournant la nuit en nuages entiers au dessus de la ville dont l’insalubrité leur garantit un approvisionnement généreux en diptères. Mais je n’imaginais pas que Courbevoie puisse en abriter.

Je me demandais comment des mammifères insectivores et aussi petits survivraient à l’hiver Parisien, mais je découvre que les membres de l’espèce ont des comportements migratoires leur permettant de trouver un lieu d’hibernation propice parfois éloigné d’un bon millier de kilomètres de leur terrains de chasses estivaux.

Joints de dilatation, disjointements, coffrets de stores, dessous de corniches de bâtiments, espaces vides et mêmes fissures représentent des habitats appréciés par les chauves-souris anthropophiles. La Défense n’en manque pas, même si les rénovations ainsi que les dispositifs de lutte contre les pigeons rendent ces lieux moins accueillants.

Je suis en tout cas ravi de la présence de ces nouvelles voisines : tout comme les oiseaux qui recolonisent la végétation urbaine qui s’étend progressivement à Courbevoie, elles ne seront pas de trop pour s’attaquer aux moustiques qui commencent également à s’épanouir dans la chaleur estivale naissante - une pipistrelle commune peut en absorber jusqu’à 600 en une seule nuit !

Comme le disait récemment le topic d’un canal IRC que je fréquente : “le meilleur avec les utilisateurs qui ne savent pas ce qu’ils veulent, c’est quand en plus ils présument des solutions techniques”. J’ai pu être hier soir l’acteur d’une anecdote qui illustre bien comment la valeur ajoutée de l’assistance à maîtrise d’ouvrage se révèle à l’intersection des dimensions fonctionnelles et techniques. Les habitués du genre peuvent passer leur chemin devant cette illustration triviale - les autres y trouveront peut-être un élément de compréhension d’un métier mystérieux.

Depuis plus de deux décennies, j’évangélise mes chers parents au sujet des bienfaits de la micro informatique qu’ils ont finalement il y a quelques mois laissé entrer dans leur foyer. Je vous fait grâce de cette saga qui hier soir trouve sa continuation lorsque mon insistance à proposer le tableur en remplacement du papier, du crayon et de la calculatrice finit par toucher mes parents qui, probablement plus par lassitude ou par pitié devant mes efforts désespérés que par franche conviction ont décidé de donner sa chance à cet outil dont la complexité les paralyse d’effroi.

S’ensuit une séance d’expression de besoin où ma maman me décrit en détail un tableau contenant des dates, des tiers, des débits, des crédits et des commentaires, selon une présentation qui semble devoir coller d’aussi près que possible à celle de son implémentation papier. Je construis à la volée une maquette du tableau garni d’exemples, et de corrections en améliorations, une succession d’itérations nous amène à une version à peu près tolérable par ma maman paniquée par le premier contact avec le damier de cellules.

Et c’est alors que je réalise que depuis le début, ma maman était en train de me décrire un rapprochement bancaire sans savoir le nommer. Je reformule donc son expression de besoin. Mon intuition étant confirmée, je m’empresse d’installer Grisbi, un logiciel de comptabilité personnelle simple et efficace. Une petite formation plus tard et je laisse ma maman saisir joyeusement ses opérations à l’aide d’un outil parfaitement adapté à son besoin et dont elle découvrira plus tard avec mon aide de nombreuses fonctionnalités et automatismes inespérés.

Nous avons donc illustré :

  • L’incapacité fréquente des utilisateurs à exprimer un besoin en prenant de l’altitude par rapport aux pratiques existantes
  • L’importance de la reformulation du besoin exprimé par les utilisateurs
  • L’apport du maquettage rapide à la communication avec les utilisateurs
  • L’importance des compétences métier pour guider les utilisateurs dans leurs choix
  • L’importance de la connaissance de l’environnement technique pour proposer des solutions aux problèmes détectés
  • Le bonheur d’apporter une solution correspondant au véritable besoin sous-jacent

Cette vignette idyllique est évidemment simplette, mais elle montre bien quelques bonnes pratiques fondamentales d’un métier à qui l’environnement d’une complexité croissante promet de beaux jours pour longtemps.

Je crois que je suis loin d’être le seul à avoir fait le rapprochement - comme d’habitude sur la toile, un même stimulus perçu par des personnes de culture similaire produit les mêmes effets. Mais comme je n’ai pu repérer que des échos lointains de cette réflexion il me semble important de la mentionner : la série de destructions de radars automatiques commise ces derniers mois en région Parisienne me fait irrésistiblement penser à la Guerre des Parcmètres menée par le Gang des Gaffeurs avec Gaston Lagaffe à sa tête.

Faible face à la force publique, ces croisés s’attaquent à un outil du système d’exercice de la répression par le pouvoir. Le motif est en apparence économique, mais dans les deux cas un message politique transparaît à l’encontre du dominant. Malgré la réalité des dégradations et leur coût pour la collectivité, l’absence de victimes et le choix du symbole visé flattent les fantasmes de rébellion des masses et auréolent les perpétrateurs d’un capital de sympathie qui n’est pas sans rappeler le frisson de la transgression adolescente.

L’enquête, confiée à la sous-direction antiterroriste (SDAT), est coordonnée par le parquet antiterroriste de Paris. Il peut paraître excessif de lancer l’appareil antiterroriste à la poursuite d’une bande de vandales. Mais rappelez-vous : du faible au fort les symboles ne sont pas des objets secondaires de la lutte, ils en sont l’essence même. Le gouvernement à donc tout intérêt à ne pas laisser les facéties d’aventuriers picaresques forger un mythe qui érodera le vernis de son image et sapera son autorité. La crédibilité du système répressif qui se construit en France de jour en jour est à ce prix.

En apprenant son annulation cette année, j’ai aussi appris que le rallye Paris - Dakar existe encore. Malgré ma tristesse profonde face à la disparition de dernière minute d’un aussi beau support publicitaire, je me dois de réagir en contribuant des propositions concrètes pour redresser la situation.

Le coeur de la difficulté est la problématique sécuritaire. A défaut d’avoir la compétence ou même la volonté de la résoudre sur le pas de sa porte, notre gouvernement bien-aimé a au moins les moyens armés pour y faire face. Qui plus est, ses membres éminents ont maintes fois démontrés leur penchant pour les opérations de communication sur ce thème. Alors qu’attendent-ils donc pour développer les formidables opportunités que l’on devine l’eau à la bouche ?

Les forces armées Françaises escorteront la caravane du Dakar pour en assurer la protection. Les membres du gouvernement en tireraient le bénéfice immédiat d’une place de choix dans le paysage audiovisuel pour montrer à quel point ils ont à coeur la sécurité des citoyens.

En retour, chaque concurrent du rallye embarquera à bord de son véhicule un immigré en situation irrégulière. L’épreuve sera ainsi repackagée en tant que course au ramenage d’étrangers dans leur pays d’origine. Quelle magnifique synergie symbolique entre le bel esprit sportif du Dakar et la diligence de notre sympathique gouvernement à protéger la prospérité de la nation !

La sécurité pour nos sportifs, de la gloire pour nos soldats, de la crédibilité pour notre chef bien aimé, une caravane publicitaire avec démonstration itinérante pour l’industrie de l’armement et une louable contribution aux efforts du ministère de l’immigration, de l’intégration, de l’identité nationale et du codéveloppement pour atteindre ses objectifs… Qu’attend-t-on ? Notre gouvernement manquerait-il d’imagination et d’audace ?

J’en profite pour noter que comme son nom ne le laisse pas supposer au néophyte naïf que je suis, les objectifs du ministère de l’immigration, de l’intégration, de l’identité nationale et du codéveloppement se mesurent en nombre d’expulsions (pardon, on dit maintenant “éloignements” parce c’est moins violent) d’étrangers en situation irrégulière - toute ressemblance avec les exercices d’inversion sémantique popularisés par un oeuvre littéraire célèbre avec un titre en quatre chiffres ne serait que fortuite.

Lorsque l’Etat abandonne le monopole de la violence physique légitime, il laisse un vide qui ne reste jamais longtemps inoccupé. Verrons nous l’émergence de milices d’autodéfense en France ? Aujourd’hui à Rio de Janeiro, demain à Paris ?

Quelles que soient les raisons du désengagement de l’Etat, rien ne destine les organisations dédiées aux trafics illicites et les organisations religieuses activistes à être les seules à reprendre le terrain. Elles sont capables d’occuper tout l’espace si elles assurent aux locaux des conditions sécuritaires satisfaisantes - les mafias ont toujours su jouer ce rôle parasitaire symbiotique. Mais si elles oublient de répondre efficacement à ce besoin essentiel, le champ est libre pour de nouveaux acteurs.

Yves-Alexandre Chouala décrit en détails comment le processus d’effondrement du monopole etatique de la violence légitime a eu lieu au Cameroun avec des conséquences désastreuses. Il montre notamment comment la formation de comités d’autodéfense concrétise la ré-affirmation du lien social face au chaos. A moindre échelle, Sidiki Abdoul Daff rapporte l’essor et les limites d’un groupe d’autodéfense dans la banlieue de Dakar - les dérives sont quasiment inévitables. Le Portugal a connu par endroits cette descente aux enfers mais l’Etat a su apporter des solutions capables de rétablir l’ordre républicain. En France, la rumeur de prémices de ce phénomène cours déjà.

Dans mon quartier paisible et prospère, de tels plans d’organisation locale resteront probablement toujours métaphoriquement enfouis dans un classeur poussiéreux au fonds d’un placard. En d’autres lieux il me paraîtrait logique d’organiser, pour rétablir la paix, l’usage par les citoyens des moyens illégaux violents rendus légitimes par l’abandon de l’Etat.

Loin de moi l’idée de souhaiter en arriver là. Les dérives de l’autodéfense populaire sont toujours sales - tout pouvoir incontrôlé corromps immanquablement, et dans des dimensions d’autant plus néfastes que ce pouvoir prend ses racines dans la violence. Alors osons espérer que l’Etat Français démontrera sa capacité à exercer ses responsabilités partout sur son territoire, et en particulier là où la rumeur médiatique l’en présente comme incapable.

Un point technique traditionnel explicité par Vador de passage chez moi pendant quelques jours de grèves : pourquoi saisir la viande. Je vous relate ici son explication corroborée et étendue par mes recherches personnelles.

Saisir la viande, c’est en début de cuisson l’exposer à la chaleur extrême du feu vif. On peut le faire à sec pour griller, ou bien à l’huile pour poêler. En quelques instants, la pièce est cautérisée en surface.

L’intérêt de la manoeuvre c’est la différence entre une tranche justeuse et une semelle. La cautérisation en surface forme une barrière pratiquement étanche retenant les liquides contenus dans la viande. Le reste de la cuisson, à feu éventuellement plus doux, peut donc avoir lieu sans que les liquides s’échappent et réduisent ainsi la tranche moelleuse en un triste résidu sec

Tant que cette croute ne s’est pas formée, il faut donc laisser la viande tranquille et ne pas jouer avec. En particulier évitez d’appuyer dessus avec une spatule car l’extraction du jus est ce que vous souhaitez éviter. Au contraire, pensez à mariner la viande pour encore plus de moelleux. Et Haro sur l’Anglois qui commence la cuisson à feu doux !

Outre son trôle dans la préservation de la tendresse de la viande, la saisie est également essentielle pour développer l’arôme “viande grillée”. L’arôme de base de la viande provient en effet d’une réaction des produits hydrosolubles des muscles sous l’effet de la chaleur intense, dite “réaction de Maillard” et également connue sous le nom de brunissement non enzymatique. Les graisses, spécialement les phospholipides intramusculaires, donnent une note spécifique à la viande par interaction avec ces produits hydrosolubles.

Pour en savoir plus vous pouvez vous reporter à la thèse de doctorat de Lin Jianming : “Role of phospholipid in the formation of specific meat flavour: Interaction of phospholipid in the Maillard reaction between cysteine and ribose”. En voilà un qui a trouvé un moyen de passer son doctorat à faire des barbecues aux frais de l’université de Lausanne !

Au détour d’un article d’Armées.com on lit :

“Derrière les prestations sécuritaires vantées par les privés se cache une vision au microscope de la sécurité [..]. Autrement dit, une grande part des sociétés de sécurité ont une approche contraire aux intérêts à moyen et à long terme de leurs clients, et leur incapacité à se fondre dans leur environnement de travail en fait un symbole contre-productif”.

Les hasards d’une récente conversation avec Saturnin nous ont amenés à aborder la question des sociétés militaires privées. Le parallèle entre les prestations de ces intervenants et celles de ceux dont les services sont achetés dans d’autres industries a immédiatement été remarqué par Saturnin. Effectivement, remplacez “sécurité” et “sécuritaire” par “conseil” et vous obtiendrez une représentation troublante de la manière dont de nombreux acteurs considèrent certains consultants. Bien entendu ils ne sont pas tous comme ça et nos prestations échappent évidemment à ces tares caricaturales…

Depuis que je me radicalise de plus en plus en matière de déplacements mus par la force de mes (puissantes) jambes, je suis en quête permanente d’améliorations techniques et je découvre sur la Toile toutes sortes d’idées passionnantes en provenance de nos voisins Européens. Mais faute d’une forte communauté cycliste à Paris j’ai rarement l’occasion de les tâter. Hier en allant acheter un demi-tandem pour ma fille j’ai découvert un magasin spécialisé fort bien achalandé en équipement pointu pour le cycliste exigeant (et fortuné..)

Pour commencer j’ai pu voir la version luxueuse du Bakfiet cargo : le Christiania. La qualité et la finition des Christiania sont assez impressionnants - cadre articulé, direction amortie hydrauliquement, freins à disque, traitement anti-corrosion par anodisation or et j’en passe - pour trimballer des enfants et des courses c’est clairement ce qui se fait de mieux. Par contre c’est encombrant et la facture est plutôt salée quoique pas vraiment plus que celle des tandems et autres véhicules spéciaux de bonne qualité fabriqués en petites séries. Tout comme les tandems et les remorques convertibles en poussettes, ca ne correspond pas à mes besoins actuels mais j’en prend note et il n’est pas impossible que l’un de ces véhicules fasse un jour partie de mes options envisagées.

Mais surtout j’ai pu faire un tour sur un vélo équipé d’un changement de vitesse Rohloff intégré au moyeu (une vidéo décrit son fonctionnement à base d’engrenages planétaires et une fiche technique avec avec des sections détaillées sur les caractéristiques du système). J’avais eu l’occasion de lire les éloges de cet engin légendaire (notamment , et ) mais je restais sceptique; un bon tour de pâté de maison m’a convaincu : impossible de le mettre en défaut. Le changement de vitesse est parfait - rapide, précis, souple et fiable quelle que soit la configuration et les contraintes, y compris en accélérant comme une mule en rut ou même à l’arrêt complet. Si vous avez l’habitude des dérailleurs, c’est une performance difficile à imaginer.

En plus, l’intégration au vélo est simple, sans les sempiternels réglages qu’imposent les dérailleurs : un câble fait monter les rapports, un autre les fait descendre… Il n’y a rien à régler. Je n’ai évidemment pas eue la possibilité d’en tester la fiabilité, mais le fait que le magasin que j’ai été visiter n’en a absolument jamais eu en service après vente corrobore ce que j’ai pu en lire sur la Toile : il s’agit d’un système extrêmement fiable - nettement plus notamment que le Shimano Nexus qui supporte peu l’usage intensif sous fortes contraintes. Le mécanisme du Rohloff est étanche et donc insensible aux agressions externes - rien ne perturbe donc son fonctionennement et l’entretien courant est nul.

Comme vous vous y attendiez certainement il n’y a pas que des avantages à rouler sur Rohloff. Tout d’abord l’efficience est légèrement réduite : une étude de Human Power de l’été 2001 conclue que “Hub gears are generally about 2 % lower in efficiency than derailleur-type gears. [...] The efficiencies of [...] the Rohloff 14 all cluster about two percent lower than [...] the Shimano 27“. C’est l’une des études les plus sérieuses que j’ai pu voir à ce sujet qui reste néanmoins polémique sur les forums.

Autre inconvénient qui fait râler sur les forums : son poids (1.7 kilogrammes) . Mais il n’est finalement pas si terrible par rapport à celui d’une transmission à dérailleur complète et d’un moyeu - et surtout si j’ai besoin de perdre 1.7 kilos je commencerai par le panicule adipeux qui garnit mon bide. Enfin, le prix est élevé et c’est ce qui finalement dissuage la plupart des acquéreurs potentiels. Le rêve a un prix : environ 1000 Euros pour un Rohloff Speedhub 500/14.

Parmi les comparaison du Rohloff à ses concurrents, j’ai retenue la revue détaillée quantifiée des changements de vitesse intégrés au moyeu par Hubstripping. Ce qui est sûr c’est que c’est un secteur en pleine explosion avec un peloton de constructeurs qui ont compris que celui qui parviendra à démocratiser la révolution Rohloff verra s’ouvrir à lui un immense marché où la demande pour les qualités d’un changement de vitesse intégré au moyeu semble quasiment généralisée à l’exception des applications les plus spécialisées.

J’ai testé ce matin avec ma fille de quatre ans et demie le Fun Trailer Two en revenant du magasin où je l’ai acheté. C’est encore mieux que ce que j’imaginais ! Le moins qu’on puisse dire c’est que notre passage n’est pas resté inaperçu - apparemment le concept est peu connu en France et on nous a demandé des informations dessus - alors c’est l’occasion de vous en dire plus.

Contrairement aux autres systèmes de fixations que j’avais pu apercevoir auparavant, l’attelage est parfaitement rigide dans toutes les conditions et je n’ai pas constaté la moindre torsion pendant le trajet de dix kilomètres que nous avons parcouru au retour. L’ensemble reste très maniable et je n’ai jamais eue l’impression que la présence de la remorque compromettait ma stabilité. Le pilotage est trivial et à la portée de n’importe quel cycliste équipé d’un vélo avec des freins efficaces.

Evidemment la charge supplémentaire exige un effort accru, mais c’est finalement relativement indolore une fois qu’on a pris l’habitude de rétrograder un petit peu plus souvent. Et comme l’enfant dispose de six vitesses avec une commande à la poignée simple à manier il peut participer à l’effort d’une manière parfois non négligeable quoique épisodique.

En prime, le rack porte-bagage intégrant la partie avant de l’attelage est un assemblage de tubes d’aluminium soudés d’une extrême solidité - les vis qui l’arriment au cadre du vélo adulte rendront l’âme bien avant le rack lui-même. C’est d’autant plus utile qu’avec un passager de plus la charge utile accrue est la bienvenue. Et pour couronner le tout le Fun Trailer Two est compatible avec la présence d’un siège bébé arrimé au cadre - tel que le Hamax qu’on trouve distribué un peu partout - je n’en ai pas besoin pour l’instant mais on ne sait jamais si un de ces jours je me décide à relancer la production…

Bref, le Fun Trailer Two est un vrai bonheur, pour moi autant que pour ma fille qui était aux anges. Pour tous les trajets de moins d’une douzaine de kilomètres en compagnie de ma fille et avec moins de 25 kilos de bagages, je n’ai désormais plus aucune raison de sortir une voiture et de subit les contraintes aléatoires des transports en commun ou la certitude des embouteillage !

Si vous enfourchez un vélo en laissant votre automobile moisir au garage, faites-le égoïstement ! Les pseudo-écologistes bien-pensants veulent vous persuader qu’en choisissant un véhicule mu par la force de vos jambes vous faites un geste pour l’environnement… Ils se trompent ! Chaque voiture en moins sur la route c’est un peu plus de place pour les autres usagers - et la théorie micro-économique nous enseigne que cet espace sera instantanément occupé par un autre acteur. Ainsi si le nombre de cyclistes diminue suffisamment le trafic pour réduire les temps de trajet, un nombre accru d’utilisateurs non-pseudo-écologiste économiquement rationnels feront le choix d’utiliser la voiture. De même les litres de carburant non utilisés contribuent à la baisse du cours, ce qui stimule la consommation et établit un nouvel l’équilibre. Il est donc plus que douteux que le discours pseudo-écologiste commun ait quoi que ce soit à voir avec la protection de l’environnement - comme toute chose en politique il a pour but essentiel de se vendre à l’électorat.

Alors pourquoi est-ce que je pédale tous le jours à travers Paris et ailleurs, quand je ne suis pas en train de patiner ? Tout simplement parce que c’est dans mon plus pur intérêt égoïste. La complainte commune du Parisien est de passer son temps dans les transports sans jamais avoir le temps pour des activités sportives. Mon vélo résous les deux problèmes simultanément, contribue en prime à modeler ce cul de demi-dieux Grec dont je suis fier et me permet de sympathiques ballades le nez au vent à travers la ville ! Et tout ça avec des temps de trajets en moyenne équivalents (changement de vêtements compris) aux autres moyens de transport. Quant à la météo parisienne, elle n’a plus rien d’impressionnant une fois qu’on a adopté le confort des vêtements techniques adaptés. Après tous ça, le fait que ma pratique réduise mon empreinte écologique et contribue à améliorer les comptes de la solidarité sociale en me maintenant en bonne santé n’est qu’une externalité positive - un bonus qui n’a rien à voir avec ma décision.

 

Une fois encore il est mis en évidence que l’altruisme apparent n’est autre que de l’égoïsme intelligent. L’homo economicus fidèle à lui-même maximise l’utilité globale, malgré tout ce que l’auto-flagellation pseudo-écologiste veut nous faire croire. Mais que cela ne vous fasse pas croire que l’activisme écologiste est réduit à l’impuissance - ce n’est heureusement pas le cas à condition qu’il ne se réduise pas à des discours sans effets. Le rôle de l’Etat est de créer le cadre et modeler l’environnement dans lesquelles les décisions économiques individuelles ont lieu - une écologie volontariste est donc possible, mais elle passe par la création d’un environnement favorable, notamment par des mesures récompensant le civisme et pénalisant les choix nuisibles à la société. L’écologie et l’économie ne font qu’un - et l’écologie répond donc aux mêmes règles : elle ne fonctionne bien que si ses acteurs sont conscients de leur propre intérêt, non seulement immédiatement mais aussi à long terme. C’est une évidence pour certains, mais bizarrement pour beaucoup c’est encore une idée vélorurévolutionnaire…

 

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