Questions à Jean-Marc - articles archivés

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Stéphanie wrote:
>
> D'ailleurs quelqu'un pourrait-il nous indiquer si on peut télécharger
> sur notre disque dur l'integralité des photos de Flickr sans faire un
> "enregistrer sous" photo par photo ? (nous y sommes parvenus seulement
> sur le site de Jean-Marc qui n'est pas chez Flickr...)

Les sites commerciaux ne sont évidemment pas naturellement enclins à encourager les utilisateurs à exporter les données… Mais l’API de Flickr le permet néanmoins et des outils tiers existent donc pour y parvenir. Parmi eux les plus connus on trouve entre autres :

- downloadr dont la page est en allemand mais l’outil lui-même possède une interface en anglois. Une archive du binaire pour Windows est disponible ainsi qu’un groupe de discussion Flickr qui est dédié à downloadr.

- FlickrDown par Greggman repose sur une bibliothèque .Net pour l’API de Flickr et devrait donc en théorie fonctionner avec Mono. En tout cas il fonctionne au moins sous Windows.

- Fetchr par Brian Larsen est également une implémenation en .Net. Il semble plus simple mais sûrement moins mature que FlickrDown.

- Slickr (encore du .Net - décidément les développeurs Flick aiment bien .Net…) est conçu pour produire des diaporamas, mais comme il copie toutes les images vers un répertoire local, il est tout à fait fonctionnel pour le téléchargement en masse.

- Flickr Downloadr exploite pour sa part la bibliothèque Java flickrj pour l’API de Flickr et il est annoncé comme effectivement multi-plateforme (au moins Mac OS X, Linux et Windows)… Mais son auteur ne l’a pas encore publié et nous laisse un poil frustrés.

- Heureusement pour les non-Windowsiens, flickr downloader propose un outil fort pratique basé sur un formulaire et une applet Java. Autrement dit il suffit d’un browser et d’une JVM pour s’en servir, ce qui devrait le rendre accessible à une très large population.

- Mais la palme de l’outil le plus élégant revient sans nul doute à flickrfs par Manish Rai Jain qui permet tout simplement de monter un compte Flickr comme un système de fichiers sous Linux.

- Quand à mon préféré c’est de loin Flickr_download par Stefano Zacchiroli. Il s’agit d’un script en Ruby. Une sortie vaut toutes les descriptions :

 $ flickr_download -u zacchiro -i 72157594247689892
 will download 53 photos(s)
 starting download of http://static.flickr.com/73/222421262_38df10594a_o.jpg ...
 starting download of http://static.flickr.com/91/222420881_3b49a57f11_o.jpg ...
 starting download of http://static.flickr.com/61/222420518_b2ad6ddf1a_o.jpg ...
 [..]
 Starting download of http://static.flickr.com/72/222392122_80b8041c47_o.jpg ...
 waiting for all downloads to complete ...
 all done.

L’auteur de Flickr_download remarque néanmoins que toute cette classe d’outils souffre de limitations imposées par les limites des privilèges accordés par l’API de Flickr. Je m’apperçois donc qu’un certain nombre de ceux cités dans cette liste sont probablement nettement plus utiles avec vos propres comptes qu’avec le compte d’un tiers. A vous de trouver ceux qui correspondent à vos besoins !

Mon pote Bidule wrote:
>
> Nous avons décidé de nous équiper d’1 voire 2 disques durs externes pour
> prévenir tout crash potentiel de notre ordi, et nous aurions besoin de
> tes lumières pour savoir quoi acheter, et où. Nous utilisons aujourd’hui ~50 Go
> de notre disque, mais un back-up de 200 Go me semblerait bien.
>
> Qu’en penses-tu ?

Il y a dans le monde deux catégories d’utilisateurs: ceux qui ont subi au moins une grosse perte de données importantes et ceux à qui ça va arriver. C’est donc une bonne idée de pensez à la sauvegarde avant que ça n’arrive…

Dans un cas comme le tien, l’idéal est d’avoir deux disques : l’un chez toi (branché uniquement pendant la sauvegarde) et l’autre par exemple chez des amis. Toutes les ‘n’ semaines tu permuteras les disques. Comme ça tu as toujours une sauvegarde récente à portée de main et une sauvegarde un peu moins récente en cas de grosse catastrophe voire tout simplement de cambriolage - une ocurence dans nos contrées plus fréquente que les cataclysmes divers.

Je ne connais pas les logiciels pour la sauvegarde sous Windows. Je peux néanmoins te prévenir qu’il y a une différence entre une copie et une sauvegarde : la sauvegarde maintient un historique des versions antérieures te permettant de revenir à un point donné, alors que la copie n’est que la dernière version copiée. Lorsque les dommages ont été occasionnés par une infection virale qui a eu lieu plusieurs semaines avant qu’on s’en aperçoive, une sauvegarde permettant de récupérer des fichiers dans l’état où ils étaient à cette époque est très utile.

Vue la nécessité de conserver un historique, le volume de sauvegarde doit être plus grand que le volume sauvegardé, d’une marge plus ou moins importante en fonction du taux de renouvellement des fichiers.

Le disque étant destiné à être sous tension pendant de courtes durées, la ventilation n’est pas une fonctionnalité critique. Par contre prends l’interface la plus rapide qui soit compatible avec les hôtes auxquels tu destines ce disque.

Enfin, avec un peu de recul on constate que même si la sauvegarde est une étape essentielle, elle n’est finalement que la première étape du processus de protection contre les pertes de données. Le plus important ce n’est pas la sauvegarde : c’est la restauration. Tester les sauvegardes régulièrement, c’est fastidieux mais moins douloureux que de s’apercevoir au moment de restaurer que les données sont dans un format illisible ou bien tout simplement absentes…

Mes amis me posent régulièrement des questions sur des sujets pour lesquels ils me considèrent de bon conseil. Nombre d’entre eux sont peu enclins à l’interaction communautaire publique et les questions me sont donc quasiment toujours adressées par messagerie. Mes réponses ne profitent donc qu’à l’auteur de la question.

Sur de nombreuses listes de discussion et de nombreux forums, les contributeurs réguliers refusent généralement de répondre à une question qui n’est pas postée publiquement. Il garantissent ainsi que leur réponse profitera systématiquement à l’ensemble de la communauté et que d’autres contributeurs pourront éventuellement aussi y apporter leur brique et les aider eux-aussi à faire progresser la connaissance du sujet.

Bien sûr je n’irai pas jusqu’à envoyer mes amis sur les roses, mais la systématisation de la publication me paraît être une démarche saine de contribution à la communauté, d’autant que son coût est nul.

Pour aller dans ce sens, j’inaugure donc aujourd’hui la catégorie “Questions à Jean-Marc” où je répondrai publiquement aux questions de mes amis. Bien entendu j’anonymiserai leurs questions et me limiterai à des sujet ne révèlant pas d’informations exposant leur vie privée.